Portrait de coopératrice : Valérie, 9 ans de créativité et de coopération chez Cobea
10/31/2025Coopérateur·ice
Chez Cobea, nous croyons que les personnes qui composent la coopérative sont au cœur de son identité. Dans ce nouvel article, nous vous présentons Valérie, webdesigneuse, graphiste et illustratrice, qui fait partie de l’aventure depuis le début de la Coopérative.
De la pub au webdesign : un parcours riche et varié
Valérie a étudié la typographie et le design graphique, et a fait ses premiers pas dans une agence de publicité. Pendant une dizaine d’années, elle a travaillé comme “account”, en développement commercial, gestion de projet et marketing. Par la suite, elle a occupé un poste de responsable marketing dans une entreprise ayant des magasins de chaussures.
Si son cœur de métier n’était pas encore le graphisme, elle a toujours gardé un aspect créatif dans son travail et à côté : illustration, projets ponctuels, propositions graphiques pour ses employeurs…
C’est un fois arrivée chez Cobea qu’elle pu a véritablement développer ses compétences en webdesign, en travaillant notamment aux côtés de Félix, l’un des premiers membres de l’équipe.
« J’ai toujours fait du graphisme pour gagner du temps ou proposer des idées, mais le webdesign, c’est vraiment chez Cobea que je l’ai appris. »
Comment l’aventure Cobea a commencé
En quête de sens après avoir quitté son emploi, Valérie rejoint Job Yourself pour lancer une activité de graphiste. Un contact commun l’oriente vers Christophe, qui venait tout juste de créer la coopérative.
À ce moment-là, le projet Cobea était encore à ses prémisses, installé dans un petit bureau à Schaerbeek. Très vite, Valérie souhaite en savoir plus sur le projet et participe à une “semaine de sprint” pour construire le site web de Cobea. Elle suit en parallèle le parcours Blossom de Coopcity et différents ateliers d’entrepreneuriat, et amène ses premiers clients.
C’est ainsi que l’histoire commune a démarré.
La découverte du travail en coopérative
« Ce que je redoutais en me lançant, c’était la solitude. Travailler en équipe, c’est ce qui me nourrit et m’enrichit. »
Valérie découvre à travers Cobea le fonctionnement coopératif et la gouvernance partagée, un monde qu’elle ne connaissait pas encore mais qui répondait à beaucoup de ses questionnements.
Ancienne capitaine d’une équipe de hockey, elle fait vite le parallèle avec l’intelligence collective et la prise de décisions collectives : « J’ai découvert à quel point la gouvernance partagée est puissante. On apprend à décider ensemble, à avancer par consentement, et ça donne une vraie force collective. »
Ce qu’elle aime dans son métier
Valérie apprécie particulièrement la variété de son travail :
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L’accompagnement des client·es dans leurs projets,
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La réflexion collective avec l’équipe,
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La créativité graphique, l’illustration et le design,
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La direction artistique et la recherche visuelle,
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La possibilité d’alterner entre travail en autonomie et travail collaboratif.
« C’est passionnant parce qu’il y a toujours de nouveaux défis, et que les projets que nous accompagnons sont inspirants. »
Gouvernance partagée : avantages et limites
Pour Valérie, l’un des plus grands avantages est de pouvoir travailler sans jamais avoir à dire ou faire des choses avec lesquelles on n’est pas en accord. « Le fait de parler d’une même voix, de décider ensemble, cela renforce notre cohérence. »
Elle souligne aussi l’importance de sortir de l’isolement en tant qu’indépendante et de pouvoir construire un projet collectif.
L’inconvénient ? « Cela peut parfois prendre plus de temps. On a connu des phases de recherche, de tâtonnement, parfois éprouvantes. Mais c’est le prix à payer pour inventer un autre modèle d’entreprise. »
Et demain ?
Dans 5 ans, Valérie imagine Cobea avec une équipe peut-être un peu plus grande, peut-être avec de nouveaux services, mais toujours dans le même esprit : à taille humaine, coopérative, engagée.
Elle souhaite surtout que la coopérative reste résiliente face aux évolutions politiques et économiques, afin de continuer à accompagner les structures qui construisent une société plus juste et plus durable.
Enfin, elle exprime l’envie de partager ce modèle avec d’autres :
« On est la preuve que c’est possible. Penser différemment, travailler différemment, créer une entreprise sans subsides, en gouvernance partagée, ça marche. »
Un conseil pour celles et ceux qui veulent se lancer
« Ne pas rester seul·e, se faire accompagner, rencontrer des structures qui existent déjà, tester des outils de gouvernance… Et accepter qu’au début, on consacre beaucoup de temps et qu’on gagne peut-être un peu moins, mais que ça en vaut largement la peine. »
✨ Merci Valérie pour ton engagement et ton énergie depuis toutes ces années !
